Danse

Festival Teatro a Corte de Turin : demandez le programme !

Par Laurent Schteiner, le 8 juin 2016 — festival teatro a corte — 5 minutes de lecture

La seizième édition du Festival dirigée par Beppe Navello se répartit sur 2 weekends du 7 au 10 juillet et du 13 au 17 juillet. Deux weekends de théâtre, danse et cirque contemporain dans les plus belles résidences de la famille de Savoie du Piémont avec des artistes inédits et talentueux. Quelques chiffres ? 19 Compagnies internationales, 20 spectacles de 6 pays différents : Autriche, France, Espagne, Israël, Italie, Royaume-Uni, 9 jours de festival, 9 créations in situ, 24 heures de spectacles internationale, visites guidées et pique-nique. Convaincus ? Voici le programme du 1er weekend…

Force est de constater l’engouement des turionois et des touristes, qui font le déplacement chaque année,  pour la qualité de ces spectacles.
Ainsi le premier weekend du 7 au 10 juillet, entre Turin et Stupinigi, Aglié et Venaria, sera centré plus particulièrement le cirque et la danse. Leurs lieux en seront le Palazzo Madama, il Parco della Tresoria, il Teatro Astra, il Polo del ‘900 et Palazzo Lascaris.

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du 7 au 10 juillet au Palazzo Madama à Turin

Compagnie italienne :
Picasso parade : entre 1901 et jusqu’aux années 30, Picasso a peint des douzaines d’Arlequin. Picasso parade est un parcours spectaculaire imaginé pour le Palais Madama, Nicola Fano et les chorégraphies de Paolo Mohovich partent des suggestions proposées par l’un de ces Arlequins, celui qui peint dans la famille des saltimbanques en 1905, pour faire un spectacle qui s’affranchit des genres, mêlant théâtre, musisuqe, danse, jonglage et cirque contemporain. Nait ainsi un tableau vivant envoûtant dont les personnages suivent les mémoires et les poésies de Picasso, accompagnés par la génialité circassiennes des deux extrordinaires performeurs allemands Stefan Sing et Christiana Casadio.

7 juillet au Théâtre Astra :

Compagnie du Royaume-Uni :
Arc / Every Action : trois individus testent leur capacité à partager des espaces réduits et des conditions précaires d’équilibre, suspendus à une structure en aluminium, leur île déserte.
Ockham’s Razor : cette célèbre compagnie anglaise combine cirque contemporain et théâtre visuel. Elle élabore des spectacles très visuels, propices à une proximité émotive avec le public , bien que 5 m de hauteur séparent les virtuoses acrobates des performeurs-spectateurs.

8 et 9 juillet au Parco della Tresoria :

Compagnie autrichienne :
Bodies in Urban Spaces : Ce spectacle est une intervention artistique dans des espaces citadins pour 20 performeurs, entre théâtre et Installations. Les artistes postés dans des endroits improbables (équilibre sur une fontaine ou encastrés dans les arbres…) font découvrir au public de nouvelles possibilités performatives et offrent d’inédites suggestions pour observer des lieux peu connus. Mis en chorégraphie par Willi Dorner, ce spectacle est une véritable revisite des espaces urbains.

8 juillet à Stupinigi, Palazzina di Caccia :

Compagnie italienne :
Delle Fiabe e delle sedie : un spectacle où les objets se racontent et nous parlent de fables. Est-il possible qu’une fable se transforme en chaise et une chaise en fable ? Une fois le narrateur parti, l’histoire reste sur la chaise et le spectateur est invité à accomplir un parcours dans les fables les plus célèbres de l’enfance.

8 juillet à Stupinigi, Palazzina di Caccia / création site-specifique :

Compagnie française : les colporteurs
Le chas du violon / Evohé : Deux spectacles créés sur le thème de l’affect qui se courent parès et se suivent au travers des mouvements poétiques récurrents de la danse. Dans l’un des spectacles on retrouve Ariane, abandonné sur l’île de Naxos. Dans l’autre on assiste au dialogue entre une mère et une fille, unies par un amour qui dépasse tensions et contradictions.

Compagnie française : Pauline Barboux et Jeanne Ragu
Instants de suspension : une courte performance étudiée pour la Palazzina di Caccia di Stupinigi, dans laquelle les deux acrobates / danseuses Pauline Barboux et Jeanne Ragu utilisent un matériel particulier qu’elles ont inventé, la Quadrisse.

du 8 au 10 juillet et du 15 au 17 juillet à la Veneria reale :

Compagnie italienne :
Promenade au Château : Une ballade entre les spectaculaires pièces et les lumineuses galeries de la Reggia di Venaria, guidés par une une chorégraphe et danseuse : Ambra Senatore. Elle revient à Teatro a Corte pour cette création in situ, imaginée en travaillant dans les espaces et oeuvres exposées dans la Residenza Sedauba. La performance d’Ambra Senatore aura de nouveau lieu en septembre au chateau de Chambord où elle inventera sa chorégraphie en lien avec l’architecture visionnaire de ce lieu.

Compagnie du Royaume-Uni :
As the world tipped : l’urgence du changement climatique et des possibles catastrophes connectées peuvent-elles inspirer un spectacle aérien capable de combiner l’impact visuel du cinéma à la capacité de laisser tout le monde le souffle coupé ?

10 juillet au château d’Aglié, villa II Meleto 

Compagnie italienne :
Talismani : Une ânesse et un conteur se rencontrent pour une performance in situ créée pour la très scénographie Villa II Meleto d’Aglié, résidence estivale de Guido Gozzano, un des poètes les plus appréciées du XXe siècle italien. De toute la production littéraire de l’écrivain turinois, les fables représentent son répertoire le moins connu : trois ont été choisies parmi les 18 publiées, le bal des gommes, le meunier et son seigneur  et les trois talismans.

Compagnies espagnole, israëlienne et italienne :
Re-al Dances : est un projet in situ élaboré pour le Castillo di Aglié par un trio inédit de chorégraphes et de danseurs : Inès Boza, Roser Lopez Espinoza et Andrea Costanzo Martini, déjà applaudis l’an passé pour leur création à la Palazzina di Caccia di Stupinigi.

Laurent Schteiner