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Les éditions Théâtrales : Dissonances

Par Audrey Jean, le 10 avril 2013 — dissonances, Editions Théâtrales, je ne sais pas si j'aime encore mon pays, les orchidées sur les terrils, Michel azama — 3 minutes de lecture

Les éditions Théâtrales mettent à l’honneur Michel Azama avec un ouvrage comportant trois textes courts « Dissonances », « Des orchidées sur les terrils » et « Je ne sais pas si j’aime encore mon pays ».  Trois pièces qui offrent au lecteur un large aperçu de la palette dramaturgique de ce brillant auteur contemporain. A découvrir ! 

Dissonances

Vingt courts monologues, vingt paroles dissonantes de personnages au hasard, des âges, des personnalités différentes sans aucun autre point commun que le désir de s’exprimer. Une formidable matière dramatique regroupant des émotions et des points de vue aussi variés que le genre humain. 

« Pas besoin d’être suicidaire ou dépressive ou je ne sais quoi pour penser que notre vieux monde est foutu. Qu’il ressemble de plus en plus à un film d’Hitchcock revu et aggravé par un malade mental. Je suis irréparable. C’est ça. On ne peut pas me réparer. Le monde est comme moi irréparable. Des choses ont lieu. On n’en guérira pas. On le sait. On vit avec. Quand même. »

Des orchidées sur les terrils

Ici c’est le monde des mineurs qui intéresse Michel Azama et plus particulièrement leurs femmes et leurs filles. Elles échangent des souvenirs heureux ou douloureux, retraçant les efforts et les joies d’une vie de labeur. Les témoignages se suivent sans rupture, enchevêtrés les uns aux autres comme une seule et même voix pour mieux décrire l’univers des ouvriers et ses valeurs. 

« Quand ils ont fait les rocades les terrils, ils les ont enlevés les Parisiens, ils appelaient ça des crassiers. J’ai jamais aimé ça, crassiers, on était pas crasseux tout le contraire. »

Je ne sais pas si j’aime encore mon pays

Enfin dans ce dernier texte Michel Azama s’attaque à la politique et dresse ici une fable burlesque et corrosive. Il y met en scène deux hommes politiques qui ont quelques difficultés à trouver une limite entre le privé et leurs existences publiques. Un humour mordant qui offre au lecteur une nouvelle fois un regard acerbe sur notre société. 

« Geneviève : La crise, ils parlent de la crise, eh bien quoi, c’est une crise de transformation, de croissance, d’adolescence du capital…savez-vous quel est mon credo ? Je crois à la toute puissance de la proprieté privée et à l’appropriation illimitée de la richesse… »

Audrey Jean 

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« Dissonances, Les orchidées sur les terrils, je ne sais pas si j’aime encore mon pays » de Michel Azama

ISBN 978 2 84260 608 4

16€

Les éditions Théâtrales

20 rue Voltaire
93100 Montreuil

www.editionstheatrales.fr

Audrey Jean