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Moi, Feuerbach

Par Laurent Schteiner, le 24 février 2012 — 2 minutes de lecture

Tankred Dorst nous propose à travers cette œuvre une plongée dans l’univers du comédien. Feuerbach, comédien de son état est amené à se présenter à une audition dans un théâtre. Mais le metteur en scène ne fait désirer.  Alors que Feuerbach patiente,  un échange improvisé s’installe avec l’assistant du metteur en scène sur la condition même du comédien, son essence.  Cet ouvrage aux accents cocasses attire l’attention du lecteur sur le métier de comédien.

 

Feuerbach patiente et soliloque. Entre dérision et outrance, Feuerbach se met à nu. Se faisant, il entreprend de décrire la véritable nature d’un comédien. Il le fait à sa manière avec sa faconde. L’attente dure et le lecteur ressent toute la dépendance et la désespérance du comédien qui s’en remet au metteur en scène tout puissant lors de cette audition. Feuerbach nous livre sa propre définition du comédien : le néant. Le comédien doit se réinventer en permanence. Il n’est rien. Il se nourrit constamment du personnage.

 

« Qui est donc Feuerbach ?…Qui suis-je ? Je suis Personne. Je suis zéro..Je suis l’homme-zéro. Hier, on m’a adressé la parole…dans une parfumerie : Bonjour M. Feuerbach. Qui ? J’avais complètement oublié mon nom. »

 

 Mais le parcours de Feuerbach comporte des zones d’ombre. Une révélation inattendue qui sonne comme un coup de théâtre pour tous ceux qui considèrent le métier de comédien sous l’angle schizophrénique.

 

Laurent Schteiner

 

Moi, Feuerbach de Tankred Dorst

 

9 €

ISBN : 2-85181-238-6

 

L’arche Editeur

86 rue Bonaparte

75006 Paris

www.arche-editeur.com

 

 

 

 

Laurent Schteiner