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Phénix Festival : Focus sur la mise en scène de Franck Harscouët : « Je m’appelle Adèle Bloom »

Par Laurent Schteiner, le 11 mai 2022, mis à jour le 27 mai 2022 — franck harscouet, je m'appelle adele boom, phenix festival, Studio Hebertot — 3 minutes de lecture

Franck Harscouët est l’auteur du spectacle Je m’appelle Adèle Bloom qui sera à l’affiche du Studio Hébertot du 16 au 18 juin à 21h. Franck Harscouët nous livre les dessous de sa mise en scène.

Quelle est la genèse de votre projet ?
Il s’agit d’une création dont le moteur était l’envie de parler de la psychiatrie qui reste très méconnue. C’est un domaine qui est resté très en retrait alors que tous les autres domaines de la santé, par exemple la biologie, ont fait d’énormes progrès. Ce que je trouvais intéressant était de mettre en valeur ce domaine délaissé depuis tant d’années, et qui aujourd’hui, est encore à la peine.  Je voulais traduire le décalage entre un traitement quasi moyenâgeux dans le traitement de la folie à une époque qui ne l’est pas du tout (les années 40). Je voulais y conjuguer également le destin d’une jeune femme, créatrice. J’avais envie d’en faire un objet très romantique.

Comment vous est apparue la mise en scène ?
J’avais envie d’en faire un objet cinématographique. Je suis photographe par ailleurs. J’ai un abord très cinéphilique des choses que ce soit dans l’écriture, dans la mise en scène ou encore dans la photo. Ma mise en scène était de faire tout sauf du classique. Il me fallait retrouver des images qui relève souvent de l’apanage cinématographique dans la façon d’enchainer ou dans la façon d’éclairer un plateau de manière très ciselée et très imaginée. J’avais envie d’un jeu très vif  au plus proche d’une direction d’acteurs sur un plateau de cinéma que sur scène. Le jeu se devait également être très naturaliste et très expressionniste. Il était important pour moi de dépasser  le pur réalisme traditionnellement attaché aux histoires.

Quelles ont été les contraintes de mise en scène ?
Donner beaucoup de vie à des scènes qui s’enchainent de façon très classique dans l’écriture.

Comment le choix de la distribution s’est imposé à vous ?
J’ai écrit cette pièce pour Armelle Deutsch. Par rapport à ce que je savais d’elle. Et comment j’avais surtout envie de la voir. Elle dispose d’un potentiel très fort. Pour les autres rôles, je me suis reposé sur des gens que je connais depuis très longtemps.

Comment définiriez-vous cette mise en scène ?
Flamboyante. 

Propos recueillis par Laurent Schteiner

Laurent Schteiner

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