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Théâtre / Musical / Danse : Le lac des Cygnes d'après Tchaïkovski

Par Laurent Schteiner, le 30 septembre 2013 — ballet national de chine, le lac des cygnes, Tchaikovski, theatre du chatelet — 3 minutes de lecture

Le ballet national de Chine est né en 1959. Cette grande compagnie a réussi à rivaliser au fil du temps avec les plus prestigieux ballets du monde. Et c’est ainsi que le Théâtre du Châtelet accueille cette année ce ballet pour deux grandes œuvres, l’une internationale Le lac des Cygnes de Tchaïkovski et l’autre davantage nationaliste Le détachement féminin rouge de Liang Xie.

Le lac des Cygnes, l’un des plus beaux fleurons de la danse classique, prend pied au Théâtre du Châtelet en nous proposant une version finale où la désespérance d’Odette se trouve magnifiée par l’amour éternel qui l’attend. Les costumes sont magnifiques et témoignent des couleurs chatoyantes qui éclatent en pleine lumière. La scénographie de Peter Farmer alterne les moments de fête et les environs du lac où le prince Siegfried retrouve sa belle. Les décors accusent une profondeur qui enchante les spectateurs qui baignent littéralement dans cette histoire.

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Une histoire qui débute par une fête donnée par les amis du prince en son honneur marquant ainsi son accès à la majorité. Sa mère intervient en pleine fête pour le rappeler à ses devoirs en prenant femme pour assurer sa descendance. Siegfried ne peut se résoudre à renoncer à sa liberté d’autant qu’il n’a pas encore trouvé la femme de son cœur. Cherchant à distraire son ami devenu soudainement mélancolique par l’annonce de cette nouvelle, Benno lui propose de chasser les cygnes dans les bois. La nuit tombe et les deux amis décident de se séparer. Siegfried découvre un lac mystérieux, repaire du magicien maléfique Rothbart qui a jeté un sort sur des jeunes filles les transformant en cygnes. Siegfried s’éprend d’Odette, la reine des Cygnes et découvre l’amour de sa vie.

Cette tragédie dispose de plusieurs fins. Dans l’œuvre adaptée par Marius Petipa et lev Ivanov, « la beauté d’un amour impossible » entre les deux amants apparait moins sombre que dans bien d’autres versions. En effet, le tableau final s’ouvre sur ces deux amants scellant leur amour éternel dans les cieux.  

On retiendra un spectacle en tout point remarquable, très esthétique manquant peut-être d’un brin d’émotions.

 

Laurent Schteiner

 

Le Lac des Cygnes de Piotr Illich Tchaïkovski

 

Adaptation de Marius Petipa et lev Ivanov

Ballet National de Chine sous la direction artistique et exécutive de Feng Ying

Avec Zhang Jian (Odette/Odile), Sheng Shidong (Le Prince Siegfried), Zheng Yu (Benno), Wang Ye et Wang Qi (deux jeunes femmes de l’entourage du Prince), Cui Kai (Rothbart), Lu Na, Li Jie, Lu Di (danse des trois cygnes), Zhan Xinlu, Wang Qi, Xie Lijun, Sun Xiaoqian (danse des quatre cygnes), Lu Na, Shou Shuang, Zhang Tiao, Jiang Xi (danse espagnole), Wang Qi et Wang Jiyu (danse hongroise), Lu Di et Sun Ruichen (danse hongroise) et Li Ning (la Reine-mère).

  • Conception, réalisation et chorégraphie de Natalia Makarova
  • Chorégraphie traditionnelle : Natalia Makarova et sir Frederick Ashton
  • Décors : Peter Farmer
  • Costumes : Galina Solovyeva
  • Lumières : Han Jiang
  • Reprise de la Chorégraphie : Olga Evreinoff
  • Coordinatrice de la production : Dina Makaroff
  • Orchestre national d’Ile de France sous la direction musicale de Zhang Yi

www.chatelet-theatre.com

Laurent Schteiner