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Phénix Festival : Focus sur la mise en scène de Pierre Azéma : « 13 »

Par Laurent Schteiner, le 9 mai 2022 — 13, phenix festival, pierre azema, Studio Hebertot, théâtre — 3 minutes de lecture

13, adapté du roman du roman d’Erwan Larher « Le livre que je ne voulais pas écrire »  sera à l’affiche du Studio Hébertot du 6 au 8 juin prochain à 19h. Pierre Azéma nous révèle les ressorts de sa mise en scène. 

Quelle a été la genèse du projet ?
Parler de ce projet revient à revenir sur ma rencontre avec Alex Metzinger qui produisait en 2019  « This is not America » mis en scène par Lilian Lloyd. Nous nous sommes entendus très rapidement et nous avons décidé de travailler prochainement ensemble. Alors que je préparais « Fausse note » en recherchant du matériel sur les nazis, je suis tombé par hasard sur « Le livre que je ne voulais pas écrire » d’Erwan Larher, ouvrage dans lequel il faisait parler les terroristes. J’ai lu le bouquin. Et le comble était qu’Alex l’avait déjà lu. On a commencé l’adaptation et au bout d’un an de travail avec Erwan Larher, nous avions eu une version définitive. J’ai pensé alors à la mise en scène et j’ai appelé Alex pour lui dire que ce ne serait pas un seul en scène. Je pensais que ce serait bien avec de la musique Live, avec du rock, parce que c’est un bouquin rock et ce serait bien que ce soit une fille qui puisse faire quelques voix féminines. Et Pauline Gardel, une épatante musicienne et comédienne s’est imposée à nous. 

Pierre Azéma

Comment vous est apparue la mise en scène ?
J’ai appris la mise en scène mon maître russe Salimov. La question à se poser est ce que l’on raconte. De là  découle tout : il faut finir le concert… d’où une scène, une musicienne et l’hôpital où Erwan décide d’écrire.

Quelles ont été les contraintes à la lecture ou sur le plateau ?
Il fallait trouver avec Alex la forme de tous les personnages qu’il allait incarner. Hormis Pauline, il y avait ce troisième personnage qui était la musique pour arriver à ce concert final.

Entre mise en scène et direction d’acteurs, où va votre préférence ?
J’ai toujours cette référence de Salimov qui me disait « profite de tes acteurs au début. Après tu auras mangé ton pain blanc. »  Après lorsque la technique arrive, c’est fini. On ne s’occupe plus d’eux qu’à travers les filages. La direction d’acteurs est intéressante quand les acteurs eux-mêmes sont intéressants (rires). C’est un tout. La direction d’acteurs fait partie de la mise en scène et la technique fait partie de la direction d’acteurs. La mise en scène permet de mettre les acteurs en valeur.

Une anecdote marquante ?
Deux jours avant la lecture à la Huchette, nous avions fait 2 filages. Et lors d’un filage tout à coup, le spectacle a existé. Pourtant, on était dans le salon, d’un appartement. les comédiens étaient assis l’un à côté de l’autre.  Il  y avait de la musique pas trop forte car nous étions dans un appartement. Alex n’avait pas de micro. Il n’y avait aucune raison que le spectacle naisse là. Pourtant à ce filage, le spectacle est né.  Et c’est devenu pour moi mon maître-étalon.

Comme définiriez-vous votre mise en scène en deux mots?
Un spectacle rock et lumineux !!!

Propos recueillis par Laurent Schteiner

Laurent Schteiner

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